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#CashClash - Paris Fashion Freak

31/01/2016

Voir et être vus. ( surtout ).

 

La Fashion Week Couture SS 2016, c'est fait.

Comme à l'accoutumée, après avoir excité New York, Londres et Milan, le grand délire s'est terminé à Paris.
Avant de décrypter les looks de cette saison, je tenais à consacrer un billet à l'autre défilé, celui qui précède chaque show et n'est jamais rediffusé. 

 

Les premiers à débarquer, ce sont les blogueurs, la race un peu honteuse et mal ( ou trop ? ) à l'aise.

On les reconnait tout de suite à leur look ( qui se voudrait ) hyper travaillé, mais finalement souvent fait avec les moyens du bord : le placard, celui de potes un peu mieux lotis, et parfois des access' prêtés par les ( sympas ) bureaux de presse. 

Ultra ponctuels, carton à la main. Normal, ils ont le temps : ils n'avaient aucune invitation avant, et n'en auront pas d'autre après. En patientant, ils enchainent les coups de fil pour essayer de se greffer à des afterparties ... 
 

Puis il y a du journaliste, du guest improbable qui est venu parce qu'il connait quelqu'un mais rien à la mode, et la pseudo reu-sta que personne ne connait mais qui vit son quart d'heure de gloire sur le catwalk avant le show. Tape la pose. Et oubliée de tous dans 20 minutes, quand on aura tous pris un taxi ( ou un ticket de métro ) pour tracer au prochain défilé ... 

En front-row on a quoi ? Essentiellement les acheteurs ( comprenez : chinois ). 
 

Certains s'inventent un perso, parfois même un job, des relations. Ca surjoue. 

Car les défilés, bien évidemment c'est du théâtre.

Photographes, paillettes, jolies jambes, belles gueules, matières, couleurs, champagne, cadeaux.

Tout le monde voudrait rester là éternellement, assis sur son petit siège rouge avec des gifts dans un beau sac. Cette place que l'on vous offre devient votre morceau de Paradis. Et f*ck, on s'habitue vite à ça ... 

 

Sur certains shows j'ai cru qu'on avait fait un lâché de grands brûlés, ou une manif pour dénoncer les attaques à l'acide. Mais non. Ils s'agissait de vrais visages et de vraies personnes. De sexe féminin ( a priori, ou depuis une opération que j'espère gratuite ). 

Comme je le disais dans un précédent article, si Paris n'a pas le monopole de la mode et que les designers libanais se défendent ( merveilleusement ) bien en Haute Couture, les libanaises quant à elles sont souvent bien placées sur le podium du maquillage à la truelle.

 

Mais le show-off ( et la chirurgie ) est ( sont ) un sport mondial. So, pas de jalousie ! Tout le monde peut y arriver. 

Pour résumer, toute cette poudre aux yeux pourrait vite vous faire zapper ce pourquoi vous êtes là. Vous pourriez oublier que vous n'êtes personne, que tout le monde se fiche royalement de vous, et que c'est vous le spectateur. 

Assise sur mon petit morceau de Paradis du premier rang ou en standing la tête surchauffant sous les projo, je n'ai pas lâché mon unique objectif : je suis venue voir les collections. Le design, le volume, le tombé, la lumière qui accroche, le déhanché, le talon qui tourne et fait parler le look, vibrer les couleurs et les matières.  

 

 

La Fash', en fait,  c'est à prendre avec énormément de distance, au 100ème degré. Ou pas du tout. 
 

 

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© 2018 Laurie Couratier

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