POST RÉCENTS 

February 15, 2018

January 22, 2018

Please reload

TENUE CORRECTE EXIGEE

06/12/2016

TENUE CORRECTE EXIGEE 

 

Du 1er Décembre 2016 au 23 Avril 2017 - LES ARTS DÉCORATIFS - Paris

À chaque saison de la mode, comme dans l’actualité sociale et politique, difficile d’échapper à la question du code vestimentaire.

« Tenue correcte exigée, quand le vêtement fait scandale » invite à revisiter les scandales qui ont présidé les grands tournants de l’histoire de la mode du XIVe siècle à nos jours.

 

 

L'exposition propose d’explorer, à l’appui de plus de 400 vêtements et accessoires, portraits, caricatures et petits objets, les prises de liberté et les infractions faites à la norme vestimentaire, aux codes et aux valeurs morales.

Entre passé et présent, elle démontre que les fragments peu connus de l’histoire de la mode prouvent à nouveau leur actualité sous l’impulsion de personnalités et de créateurs de mode d’aujourd’hui.

 

Robe volante, culotte à la rhingrave, robe chemise, pantalon féminin, jupe pour homme, smoking pour femme, minijupe, baggy, ou blue jeans, devenus emblématiques, ont tous marqué une rupture, provoquant à leur apparition de virulentes critiques, voire des interdictions. Parce qu’ils étaient trop courts ou trop longs, trop ajustés ou trop amples, trop impudiques ou trop couvrants, trop féminins pour l’homme ou trop masculins pour la femme, ces vêtements ont transgressé l’ordre établi.

 

 

Le vêtement et la règle


De la bible et ses premiers interdits vestimentaires dans la culture occidentale aux blogs mode conseillant telle ou telle tenue, en passant par les lois somptuaires, les ordonnances royales, les traités de civilité et de savoir-vivre ou encore les émissions télévisées de relooking, tous illustrent la permanence des règles vestimentaires au fil des siècles.

Du Moyen Âge jusqu’au xvIIIe siècle, les lettrés n’ont eu de cesse de répéter que le vêtement rappelle à tout jamais la faute.
Pour cette raison l’habit se devait d’être le plus sobre et le plus discret possible.
Les règles en vigueur depuis sont multiples...

 

 

 

 

 Fille ou garçon ?

Les échanges entre les vestiaires masculins et féminins ont parfois suscité des réactions virulentes. Depuis « le travestissement » de Jeanne d’Arc jusqu’à l’apparition de la mode unisexe des années 1960, les femmes se sont appropriées des pièces de la garde-robe masculine : chapeau, veste, pantalon. Les femmes précurseurs de cette « androgynie » sont apparues dès le XVIIe siècle avec les aristocrates anglaises qui aiment se vêtir d’habits masculins. Les « garçonnes », et autres figures des années 1920 et 1930 dont Gabrielle Chanel avec ses tailleurs dépouillés de tout artifice, toutes ont contribué à masculiniser la silhouette.

 

Pourquoi l’homme maquillé dérange-t- il encore ? La jupe pour homme remise au goût du jour par Jacques Esterel, dans les années 1960, puis médiatisée par Jean Paul Gaultier, et aujourd’hui, par certains jeunes créateurs n’est toujours pas entrée dans le vestiaire masculin courant ou quotidien. La crainte de l’efféminement qui renvoie au pluriséculaire statut inférieur de la femme a restreint les exemples de transfert du vestiaire féminin vers le masculin...

 

 

 

 

 

 

La provocation des excès

Les excès relevés à leurs époques respectives sont multiples et variés et sont évoqués par une suite de «trop ». Le « trop haut », s’agissant des talons et des coiffures au XVIIIe siècle ; le « trop court » pour les mini- jupes de Mary quant, André Courrèges, Rudi gernreich, Pierre Cardin ou Paco Rabanne ; le « trop large » pour l’évolution des culottes masculines de 1600 aux baggys des années 1990 ; le « trop transparent » pour les vêtements laissant voir les corps et décolletés plongeants du XVIIIe siècle à nos jours tout comme la robe portée par Lady Diana en 1981 lors de sa première apparition ; le « trop moulant » des chausses du Moyen Âge à la mode du slim, le « trop de couleurs » ou le « trop sombre ».
Le « manque de tenue » est aussi à souligner avec les vêtements froissés, négligés et déchirés.

 

 

 

 

 

L’exposition s’achève avec les « défilés chocs », ceux qui, de 1980 à 2015, ont défrayé la chronique. Citons, entre autres, les créations de Yohji Yamamoto et de Rei Kawakubo qui ont véritablement bousculé, au début des années 1980, les codes de la couture française avec l’esthétique japonaise du « non fini ».
La collection Highlang rape (automne/hiver 1995-1996) d’Alexander Mcqueen, qui a réveillé les traumatismes de l’histoire écossaise, la collection (printemps/été 2000) de John Galliano pour Dior qui s’est inspirée des sans-abris, ou encore, plus récemment la collection Sphinx de Rick Owens (printemps/été 2015) dévoilant l’anatomie masculine...


 

 


 

 

Please reload

© 2018 Laurie Couratier

  • Facebook Social Icon
  • Instagram Social Icon