POST RÉCENTS 

February 15, 2018

January 22, 2018

Please reload

ANATOMIE D'UNE COLLECTION - 2ÈME PARTIE

08/11/2016

ANATOMIE D'UNE COLLECTION - 2EME PARTIE 

 

Du 03 Novembre 2016 au 12 Février 2017 - Palais Galliera - Paris

 

Qui porte quoi ? Telle est la question posée par le Palais Galliera ( où je vous emmenais déjà pour cette exposition )


De l’habit de cour au bleu de chauffe, entre anonymes et célébrités, l’exposition réunit des vêtements et des accessoires issus du fonds Galliera pour revisiter la mode du XVIIIe siècle à nos jours.

Ainsi, parmi tous les corsets des réserves du musée de la Mode de la ville de Paris, Anatomie d’une collection présente celui de Marie-Antoinette et, parmi toutes les blouses, choisit celle d’une infirmière de la Première Guerre Mondiale dont l’histoire n’a pas retenu le nom...

Habit du Dauphin, gilet de Napoléon, robe de l’impératrice Joséphine, corsage de la Castiglione, chapeau-chaussure de Gala, tablier de travail, tailleur d’Audrey Hepburn, manteau d’Elsa Schiaparelli, robe de la duchesse de Windsor, robe de Jacqueline Bouvier...

 

 

 

Gilet d’homme ayant appartenu à Claude-Lamoral II, Prince de Ligne et du Saint Empire,vers 1750
Gros de Tours liseré broché, soie bleue, fils de soie polychromes, fils d’argent doré ; boutons en bois recouverts de filé et de paillons d’argent doré ; décor tissé à disposition.
Collection Palais Galliera - © P. Ladet et C. Pignol / Galliera / Roger-Viollet



Plus de deux cents pièces, avec ou sans pédigrée, identifient ceux qui les ont portées.

Cette exposition, tout comme sa première partie, c'est le choix de vêtements incarnés qui reflètent la constitution même des collections en même temps que la complexité d’attribution exigée par chacune des pièces de ce patrimoine.

 

 

 

 

 

Jean Paul Gaultier, robe dite « seins obus », Automne/Hiver 1984-1985, collection Barbès
Velours de soie abricot

Collection Palais Galliera - © Eric Emo / Galliera / Roger-Viollet

 

 

 

 

 

Jean-Charles de Castelbajac, robe et tunique portées par Inès de la Fressange, automne- hiver 1983, collection « Hommages »

Gazar noir peint à l’acrylique. Voile en mousseline de soie noire
Collection Palais Galliera - © Eric Emo / Galliera / Roger-Viollet

 

 

 Les vêtements ne sont pas des objets comme les autres. Artefacts singuliers, ils incorporent un peu du vécu de leur propriétaire. Par leur forme, le contact étroit entretenu avec l’enveloppe charnelle, ils constituent comme un double de celui qui les a portés. Cette gémellité qui nous trouble et nous émeut ouvre un monde d’objets-souvenirs et plus précisément, ici, de vêtements-reliques.

 

 

 

 

Schiaparelli (en collaboration avec Salvador Dalí), Chapeau-chaussure porté par Gala, hiver 1937-1938

Feutre noir, gros-grain noir
Collection Palais Galliera - © Eric Emo / Galliera / Roger-Viollet - © Salvador Dalí, Fundació Gala-Salvador Dalí

 

Depuis l’avènement de la haute couture, au milieu du XIXe siècle, comédiennes, actrices, cantatrices, aristocrates, mondaines ou demi-mondaines constituent la clientèle privilégiée des couturiers, à la ville comme à la scène. Si la mode met en scène le grand théâtre de la mondanité, le monde du théâtre, lui, emprunte à la mode son vocabulaire en appelant «couturière » la dernière répétition en costumes, celle des ultimes retouches avant la générale puis la première.

Trendsetters avant l’heure, ces clientes qui sont des artistes ou des femmes en vue font la pluie et le beau temps, lancent des modes, édifient de très laïques chapelles, alimentent les potins ravissant un public friand des dernières nouveautés et autres toquades saisonnières...
 

L'idée même de style n'a pas pris une ride. Les gens ont toujours eu le goût de (bien) s'habiller. 
Lors de ma visite je suis tombée amoureuse d'un ensemble du soir en velours signé Yves Saint Laurent. Il date de 1979. Ses rayures horizontales, ses manches 7/8 propres aux codes de la haute couture le rendent aujourd'hui absolument moderne.
En 2016 on le porterait volontiers de jour avec des collants lurex et des sandales hautes, et un sac à main complètement fou.

A chacune de mes visites d'expo mode, je fais le même constat : les vraies belles pièces survivent aux (effets de) mode(s)
Un peu comme le vin, oui ... 


 

 

Schiaparelli, Cape du soir dite "Phoebus" portée par Daisy Fellowes, Automne-hiver 1938- 1939

Taffetas crêpé brodé de paillettes, paillons, fils et laminettes d’or par François Lesage d’après un dessin de Christian Bérard.
Collection Palais Galliera - © Eric Emo / Galliera / Roger-Viollet

 

 

Please reload

© 2018 Laurie Couratier

  • Facebook Social Icon
  • Instagram Social Icon