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RETROSPECTIVE & EXPOSITION JAFAR PANAHI

29/09/2016

JAFAR PANAHI - RÉTROSPECTIVE INTÉGRALE ET EXPOSITION DANS LE CADRE DU FESTIVAL D’AUTOMNE À PARIS

 

Du 7 octobre 2016 au 13 novembre 2016 - Centre Pompidou - Paris

 

 

 

Le Centre Pompidou présente la rétrospective intégrale de l’œuvre de Jafar Panahi, dont 5 films inédits en France, et expose pour la première fois en France, Nuages, une série de 26 photographies inédites.

 

Depuis sa condamnation, Jafar Panahi n’a cessé de ruser pour créer, se tournant un temps vers la photographie. Commençant à la fenêtre de son appartement puis lors de déplacements en Iran, il a passé deux ans à photographier les nuages. Ouverture sur le monde extérieur dont il avait été coupé, cette série photographique composée de 19 petits et 7 grands formats, opère un mouvement de la lumière vers l’obscurité.

 

Cinéaste emblématique de la Nouvelle Vague iranienne, Jafar Panahi est l’auteur de plus de quinze films à ce jour, dont huit longs métrages. Après avoir été l’assistant d’Abbas Kiarostami, il débute en 1995 avec Le Ballon blanc qui est récompensé par la Caméra d’or au festival de Cannes et impose immédiatement le talent de ce cinéaste engagé dont le travail s’articule autour de l’histoire de la société iranienne. Suivront notamment Le Miroir, Léopard d’or à Locarno en 1997, Sang et Or, présenté dans la section Un certain regard du festival de Cannes en 2003. En effet, il est l’auteur de films polémiques - Le Cercle (Lion d’Or à la Mostra de Venise en 2000), Hors jeu (Ours d’argent à la Berlinale en 2006) - dont la plupart n’ont pas été montrés en Iran.

 

 

 

Avec un sens de la mise en scène virtuose, Panahi questionne inlassablement la place des femmes, la liberté individuelle ou encore la répression. Il est devenu un véritable symbole international de rébellion depuis sa condamnation en 2011 par le régime iranien à six ans d’emprisonnement et vingt ans d’interdiction de filmer et de voyager hors du pays qu’il a su contourner pour continuer à créer clandestinement.

 

En 2011, il réalise Ceci n’est pas un film, présenté en hors compétition au festival de Cannes. En 2013, il réalise Pardé, Ours d’argent du meilleur scénario à la Berlinale en 2013 (inédit en France), puis en 2015, Taxi Téhéran, son dernier film à ce jour, lauréat de l’Ours d’or à Berlin la même année.

 

 

La photographie, une voie parallèle pour le réalisateur
En juin 2014, Jafar Panahi entame un travail photographique qui vient compléter son travail de cinéaste : « Cela fait longtemps que je me disais que si je n’avais pas le droit de prendre ma caméra et d’aller dans les rues filmer des gens, alors que me reste-t-il à faire ? J’ai ouvert la fenêtre et je me suis dit : avec ma caméra, je vais filmer le ciel ! Il n’y aura personne dans le champ, mais il y aura des nuages ! Des nuages noirs et des nuages blancs, très présents dans le cadre, ce qui suffit peut-être à raconter une histoire… Pendant deux ans j’ai fait des photos de nuages. J’en ai choisi 14, pour faire une exposition à Téhéran. Malheureusement, ils ont interdit l’impression, ce jour-là ! Je suis donc obligé de faire cette exposition hors d’Iran…» C’est la première fois que ses photographies sont exposées et vont intégrer les collections d’un musée, en effet, le Centre Pompidou a fait l’acquisition de dix-neuf photographies de cette série pour ses collections à l’occasion de cette manifestation.

 

 

 

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© 2018 Laurie Couratier

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