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#HotNow - Un grain de toute beauté

11/12/2015

Un Grain de Toute Beauté : les lauréats du 60ème Salon de Montrouge 

Les modules Fondation Pierre Bergé - Yves Saint Laurent 

11 décembre 2015 - 10 janvier 2016 - Palais de Tokyo - Paris


Plus qu’un événement culturel, le Salon de Montrouge, organisé chaque année par la Ville de Montrouge, est une rampe de lancement pour la jeune création contemporaine.

Sur les 60 artistes sélectionnés en 2015, les 4 lauréats désignés par un jury composé de personnalités de l’art contemporain, présidé cette année par le cinéaste Olivier Assayas, bénéficient comme tous les ans d’une exposition au Palais de Tokyo, lieu que j'affectionne tout particulièrement. 

 

Cette année ce sont donc Willem Boel et Marion Bataillard (Grand Prix du Salon de Montrouge ex-aequo), Arthur Lambert (Prix Spécial du Jury du Salon de Montrouge) et François Malingrëy (Prix du Conseil Général des Hauts-de-Seine) qui sont invités par le Palais de Tokyo à participer aux Modules de la Fondation Pierre Bergé - Yves Saint Laurent et à exposer leur travail.

Si l'exposition a été bien amenée par son commissaire Stéphane Corréard, en revanche les quatre artistes ont été plutôt avares d'explications. A chacun son métier me direz-vous, mais quand même.

Quand on a l'honneur d'être invité par des institutions comme le Palais de Tokyo et la Fondation Pierre Bergé - Yves Saint Laurent, j'attendais un minimum de professionnalisme, et de respect pour ses hôtes et son public.
J'ai relevé un cruel manque de préparation, même pas du stress, juste un sentiment de je-m'en-bats-les-couilles très limite. 

 

Bref, ça c'était pour le show du vernissage réservé à la presse. 

Parlons maintenant des oeuvres, puisque c'est ce que vous allez voir !


« Référence à la folie ou non, veiller sur un grain de toute beauté m’est apparu comme une définition possible de cette insaisissable activité que demeure « faire de l’art », voilà l'explication de Stéphane Corréard au joli titre de cette présentation collective.

Dès l’entrée, le visiteur se trouve plongé dans le fracas du chaos mental orchestré par Willem Boel. Son installation propose une version inversée de la pyramide de Malsow, et plus rapidement : son oeuvre n'a de raison d'exister que par la nécessité d'être construite.

 

En émergent les schémas métaphysiques d’Arthur Lambert. Photos et dessins se croisent et se pénètrent pour réinterpréter les formes essentielles et universelles : cercle et point. Avec beaucoup de poésie.

 

Dans une perspective démesurée, inspirée des tunnels décrits par les témoins de mort clinique, le visiteur aborde ensuite les visages scrutés au pinceau par Marion Bataillard. C'est l'artiste qui m'a le moins interpelée, j'ai eu la sensation de voir des toiles d'étudiants : mauvaises perspectives, trop d'informations, composition trop scolaire. Mais je suis peut-être (malheureusement) influencée par la très mauvaise présentation qui nous a été faite de son travail. 

Enfin le visiteur découvre le travail de François Malingrëy, des corps entiers pris dans de vastes compositions, et un traitement de la lumière qui n'est pas sans rappeler celui de Edward Hopper. C'est le travail qui saura sûrement toucher le plus large public.  


 

 

 

 

 

 

 

Palais de Tokyo
13, avenue du Président Wilson
75 116 Paris

 

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© 2018 Laurie Couratier

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